Les Portes, commencement ou fin de la perception?

 

Cette installation le 24 mai 2014 dans le cadre du R.I.R (Rassemblement International de Rue) organisé par La Maison de la plage, T.R.A.C.E.S. et Friches et Nous La Paix dans le cadre des portes ouvertes des ateliers de Belleville et du F.O.U (Festival intersquat des Ouvertures Utiles).

Artistes: Kristina Lakovic/Marina Crnogorac/Izabela Matos/LINCH.IT/Johan Chargelegue/Fleur d'Aboville

Installation de 5 portes alignées, porteuses de sens et ouvertures sur le travail des artistes. Les 5 portes sont peintes et illustrent chacune, le travail de l’artiste. L’intérêt est de permettre au public habituellement spectateur de passer à un rôle d’acteur en ouvrant chacune des portes qui, à travers un passage, sorte de couloir mental lui permet de rentrer dans l’univers de création. Cette installation a été pour la première fois mise en œuvre à Belleville à l’occasion des portes ouvertes, rue Dénoyez et a recueilli un franc succès de la part du public.

La porte à bien des égards symbolise non seulement un accès mais aussi une valeur limite. Tantôt frein ou  passage d'entrée dans le monde de la substance. Les portes se présentent ici comme un accès à une réalité parallèle, onirique, artistique. A travers l’action d’ouvrir une porte, le participant pourra pénétrer l’objet de création, et ainsi entrer dans l’univers de l’artiste qui à son tour lui donnera accès à d’autres portes, elles aussi porteuses de nouveaux univers. Le fait d’actionner la poignée fera basculer l’œuvre de « simples portes » à un passage initiatique intérieur vers une autre forme de conscience.
Nous avons relevé le défi d’installer 5 portes dans l’espace public le temps de cette exposition éphémère, 5 portes symboles des 5 sens de vie.
 
"L'aventure va au-devant de l'aventureux, les événements mystérieux surgissent devant ceux qui, par don d'émerveillement ou par imagination en guettent l'arrivée; mais la plupart des gens passent devant des portes entrebâillées en les croyant closes et ne prennent pas garde aux vagues frémissantes du grand rideau des apparences qui dissimule le monde des causes premières. Il faut aux hommes une sensibilité exacerbée par des souffrances intimes exceptionnelles ou due à une tendance naturelle héritée d'un lointain passé pour leur faire prendre, bon gré mal gré, conscience d'un monde plus vaste qui se trouve là, à leur portée, et leur apprendre qu'à tout instant une combinaison fortuite d'états d'âme et de forces peut les inciter à franchir cette frontière mouvante." Algernon Blackwood, La Folie de Jones, 1907, in Le Camp du Chien, Denoël, collection "Présence du futur", traduction Jacques Parsons, 1975

Je vous propose d’en découvrir une vidéo ci-après: https://www.youtube.com/watch?v=zRR80Otmd0E

 

 

© Fleur d'Aboville